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EUT+ Simulation Game : à Troyes, les futurs ingénieurs européens débattent de l'intelligence artificielle comme de véritables députés européens

Publié le 7 juillet 2026 Mis à jour le 7 juillet 2026
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le 7 juillet 2026

Du 28 juin au 3 juillet 2026, l'UTT a accueilli la deuxième édition de l'EUT+ Simulation Game, un programme intensif organisé dans le cadre de l'alliance EUT+ – Université de Technologie Européenne. Cette édition a été organisée par Hugo Jeanningros et Nicolas Klein, enseignants-chercheurs au sein de l'unité de recherche LIST3N de l'UTT, et Laetitia Roggero, directrice de la communication de l'UTT en collaboration avec Vicky Triga, Nikandros Ionnadis, (Cyprus University of Technology), Andreas Haidvogl et Dorina Kaiser (Hochschule Darmstadt) , Pendant une semaine, 40 étudiantes et étudiants représentant 16 nationalités et issus de cinq universités partenaires (UTT, Hochschule Darmstadt, Cyprus University of Technology, Università degli Studi di Cassino e del Lazio Meridionale et Universitatea Tehnică din Cluj-Napoca) se sont glissés dans la peau de députés européens pour débattre d'un sujet au cœur de l'actualité : l'intelligence artificielle et sa régulation en Europe.

Comment former les futurs ingénieurs à concevoir une intelligence artificielle responsable ? En leur faisant vivre la démocratie européenne de l'intérieur.
 

Une préparation de plusieurs mois avant la semaine à Troyes

L'expérience a débuté dès le printemps avec plusieurs semaines de cours en ligne. Les étudiantes et étudiants ont découvert le fonctionnement des institutions européennes, étudié le règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act), analysé les positions des différents groupes politiques du Parlement européen et commencé à travailler en équipes internationales.

Répartis au sein de sept groupes politiques, ils avaient un défi supplémentaire : défendre les positions de leur famille politique, parfois très éloignées de leurs convictions personnelles. Un excellent exercice de compréhension des mécanismes démocratiques, de négociation et de recherche du compromis.
 

Une semaine immersive pour apprendre autrement

La semaine organisée à Troyes a permis de transformer ces connaissances théoriques en expérience concrète.

Des ateliers d'éloquence, de négociation, d'argumentation et de prise de parole en public ont rythmé les premiers jours afin de préparer les étudiantes et étudiants à la simulation parlementaire.

Ils ont également rencontré des experts afin de confronter leurs réflexions à la réalité des enjeux européens. 

Le 1er juillet 2026, au Campus Cyber à La Défense, ils ont échangé avec des chercheurs et spécialistes de l'intelligence artificielle autour des défis liés aux modèles d'IA à usage général (GPAI), aux mécanismes de contrôle, à la puissance de calcul, aux chaînes d'approvisionnement en semi-conducteurs, à la consommation énergétique des centres de calcul ou encore aux enjeux géopolitiques de la souveraineté numérique européenne. Les discussions ont également porté sur les opportunités de stages et de carrières au sein de cet écosystème en pleine évolution.

Ils ont ensuite visité le Palais du Luxembourg à Paris où le sénateur Vanina Paoli-Gagin leur a présenté le rôle du Sénat, sa mission autour de l'alignement de l'intelligence artificielle auprès du Gouvernement et les grands enjeux démocratiques liés à cette révolution technologique.

Ces deux visites ont permis aux étudiantes et étudiants d'enrichir leurs connaissances avant la simulation parlementaire du 2 juillet 2026 et d'alimenter leurs futurs débats.
 

Une journée de débat dans les conditions du Parlement européen

Le point d'orgue de la semaine s'est tenu dans l'hémicycle du Conseil départemental de l'Aube.

Répartis en sept groupes politiques, les étudiantes et étudiants ont alterné discours, débats, questions-réponses, dépôt de résolutions, négociations et votes afin de construire des compromis susceptibles de rassembler une majorité.

Pour reproduire au plus près la réalité politique, deux rebondissements sont venus bouleverser les débats.

En milieu de matinée, une vidéo d'activistes opposés à l'intelligence artificielle a piraté les écrans du Parlement, obligeant les groupes politiques à réagir dans l'urgence. Des lobbyistes étaient également présents dans la salle pour orienter les négociations. 

L'après-midi, le président du Parlement a annoncé la publication d'une nouvelle note stratégique de la Commission européenne, largement favorable au développement de l'IA et s'appuyant sur des échanges avec des chercheurs et des start-up innovantes. Les étudiants ont dû adapter leurs positions et renégocier leurs propositions.

À l'issue des discussions, quatre résolutions de compromis ont été adoptées. Elles proposent notamment de renforcer la souveraineté européenne en matière d'intelligence artificielle, de développer les infrastructures européennes de calcul, de soutenir l'innovation des PME, tout en garantissant un cadre de contrôle, de transparence et de protection des citoyens.
 

Une expérience humaine avant tout

Quatre prix, conçus et fabriqués en bois au MINDTech, le fablab de l'UTT, sont venus récompenser collectivement les participants par parti politique :
  • Coalition Builder Award : The Greens
  • Diplomacy Award : Renew Europe
  • Policy Innovation Award : The Left
  • EUT+ Spirit Award : Patriots for Europe
Au-delà des récompenses, cette semaine a permis aux étudiantes et étudiants de développer des compétences essentielles : prise de parole, négociation, écoute, esprit critique, coopération internationale et recherche du compromis.

Comme le résume Daniela Raimondi, étudiante de l'Università degli Studi di Cassino e del Lazio Meridionale, "Visiter une institution comme le Sénat français et échanger avec ses représentants constitue une expérience enrichissante qui complète les apprentissages académiques et permet de mieux comprendre l'importance du dialogue, de la démocratie et de la coopération internationale."

Cette deuxième édition confirme pleinement l'ambition de l'alliance EUT+ : former des ingénieurs et scientifiques capables non seulement de maîtriser les technologies de demain, mais aussi de comprendre leurs implications démocratiques, politiques et humaines. Fidèle à sa devise Think Human First, l'alliance place ainsi l'humain au cœur de l'innovation technologique.

        
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne.
mise à jour le 07 juillet 2026