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L’UTT se développe en Afrique et accompagne la création de l’Institut Saint Jean à Yaoundé

Le 14 septembre 2017

L’UTT accompagne la création de l’Institut Saint Jean à Yaoundé

Depuis près de 20 ans, l’UTT recrute de jeunes bacheliers camerounais issus des meilleurs lycées du pays. Fort de ce constat, les dirigeants du collège Vogt ont souhaité créer une école d’ingénieurs privée à Yaoundé, l’Institut Saint Jean (ISJ), destinée aux élèves n’ayant pas les moyens financiers de partir étudier en Europe. « Cette école rayonnera dans la sous-région et sera force de changement systémique dans l’enseignement supérieur au Cameroun. L’objectif est de préparer des bacheliers camerounais à obtenir un diplôme international, avec les compétences nécessaires en entrepreneuriat et une formation éthique nécessaire pour le bon développement du pays » précise le Père Jean Hervé, Directeur fondateur de l’ISJ.

L’UTT a souhaité accompagner l’Institut Saint Jean en apportant son expertise dans le domaine de la formation d’ingénieurs. L’UTT et l’ISJ ont à cet effet signé un accord de coopération permettant le recrutement d’un enseignant dédié à ce projet à temps plein et le pilotage du plan d’action conçu pour le transfert de compétences.

Un Diplôme d’Université (DU) en ingénierie en 3 ans sera mis en place dès la rentrée 2018. Les formations en ingénierie de l’ISJ s’orienteront vers les Réseaux et Télécommunications et le Management des Systèmes d’Information. Elles accueilleront d’ici 2020 près de 500 étudiants sur 5 ans.

 
L’Institut Saint Jean répond à une urgence : l’amélioration de l’offre de formation au Cameroun

Le Cameroun doit répondre à une urgence : améliorer son offre de formation professionnelle dans l’enseignement supérieur. Le pays doit être en mesure de proposer à ses étudiants des formations adaptées au marché de l’emploi. L’Institut Saint Jean a démarré grâce à l’expérience de la fondation de PrépaVogt, qui existe depuis 10 ans.

À la rentrée 2016, l’ISJ a ouvert ses portes à 63 étudiants qui se sont engagés dans une formation en ingénierie de 5 ans : ils seront intégrés en 2018 au sein du DU sanctionnant les 3 années du cursus de formation en ingénierie. Le cœur du projet est d’offrir une formation d’excellence pour les jeunes talents locaux, afin qu’ils investissent dans leur propre économie et qu’ils soient à l’origine de nouvelles entreprises au Cameroun. L’ambition est de rendre, à terme, ces formations conformes aux standards internationaux de qualité.

 

Une politique de coopération soutenue par l’Ambassade de France et l’Union européenne

Pour porter plus loin cette première étape, un consortium d’établissements européens piloté par l’UTT vient d’obtenir un le financement ERASMUS+ Capacity Building in Higher Education pour le projet MOSE-FIC. Trois établissements camerounais seront accompagnés dans un processus d’amélioration de la qualité de leur formation pour atteindre les standards internationaux (habilitation par la Commission des titres d’ingénieurs et label EUR-ACE) : l’Institut Saint Jean, l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé et l’UCAC-ICAM de Douala. Ces processus visent à l’autonomisation pédagogique et seront transférables à d’autres formations d’ingénieurs afin de soutenir la forte dynamique de l’enseignement supérieur camerounais. 

Le Service de coopération d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Cameroun a initié la réunion de ces trois établissements afin de promouvoir la recherche de qualité dans la formation en vue de l’obtention d’une certification par la Commission française des Titres d’Ingénieurs.

 

L’UTT souhaite établir d’autres partenariats à travers l’Afrique

Selon Timothée TOURY, responsable du projet MOSE-FIC : « Le Cameroun a été choisi pour son rayonnement dans l’enseignement supérieur en Afrique centrale et pour la qualité de ses étudiants. Nous n’excluons pas de dupliquer cette façon innovante de collaborer avec d’autres établissements, dans d’autres régions en Afrique, notamment au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. La méthodologie utilisée ici repose sur l’approche-programme et la démarche-compétences qui constituent la force d’un modèle pédagogique autonome et de référence. Il est important que nous ne transférions pas nos programmes de formation : nous devons leur donner la capacité de construire leurs propres cursus, cohérents avec les problématiques et contextes locaux, tout en proposant des diplômes internationalement reconnu ».